Nous sommes en Islande, terre sauvage où la saison est à la pluie et aux torrents de boue.
L’histoire commence de façon presque banale avec une trentenaire larguée par son mari, las de vivre aux côtés d’une femme trop décalée et sans désir d’enfants.
Qu’à cela ne tienne, notre héroïne a de la ressource et  cette rupture ne l’affecte pas outre mesure. C’est l’occasion de faire autre chose, autrement et peut être d’obtenir certaines réponses. Elle gagne une belle somme à la loterie et va pouvoir entamer son voyage à travers l’Islande sans difficultés financières pour rejoindre sa région d’enfance et un chalet d’été (cet argent, est-ce  un pré-requis ? ou juste un facilitateur pour entamer son périple). Bref.

La voilà partie mais elle n’est pas seule. Elle va devoir s’occuper du fils de sa meilleure amie, le petit Tumi quasi sourd et mal voyant.
C’est leur voyage à travers l’île que l’auteure nous raconte et c’est surtout la rencontre entre ce garçon qui parle peu et cette femme qui bien que maîtrisant plusieurs langues a bien du mal à parler d’elle. Le lien va pourtant se créer entre eux, autrement, doucement.

Un drôle de voyage

Ce voyage s’effectue sous des conditions climatiques catastrophiques. En plein mois de novembre, il pleut, il fait froid et les journées sont courtes. Pour autant, ce roman n’est jamais triste à l’instar de sa narratrice. Les situations sont souvent cocasses (comme certaines rencontres), les séquences justement dosées et on passe un agréable moment.